AKIKURODA
Aki Kuroda
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Homme de passage entre cultures, entre Orient et Occident.
Peintre-artiste contemporain-expressionnisme-pop art-abstrait- art conceptuel et minimalisme.
« Sideral Blue ». 50 peintures.1992 – 2017.
L'œuvre de Aki Kuroda sur les thèmes récurrents du Minotaure ou de Cosmogarden. Première rétrospective de l'artiste en France. Après le Japon, la Slovaquie, l'Irlande, le Brésil, la Chine, Aki Kuroda qui se dit ni japonais, ni français, découvre le Val de Loire. Tous les éléments de la création d'Aki Kuroda se retrouvent, comme pour un orchestre philharmonique, à jouer de concert.
C'est le plus discret des artistes et c'est la première fois qu'une personne extérieure pose un regard sur son travail. Ami de la famille Maeght, il donne carte blanche à YoYo Maeght qui sera Commissaire de l'exposition.
Fils unique, élevé au Japon, Aki a un côté très ludique car son enfance est baignée de ses rêves. « Le cerveau et la main nous relient. C'est ce qui nous différencie des bêtes » croit-il.  Il ne peint pas tous les jours. Anti performance, il aime se balader en ville, regarder, flâner. Un certain regret pour le Paris d'aujourd'hui, beaucoup moins propice aux doux rêveurs. Il se veut réformateur de la ville, et organise donc des cités imaginaires. Ne donne pas d'importance excessive au marketing. « Il faut être libre. L'artiste doit créer dans la ville un espace différent, quelque chose de tordu, une jachère, pour que les gens puissent retrouver leur dimension humaine. Dans le monde actuel, le cosmos, avec toutes ces choses oppressantes, on se sent seul, le travail collectif permet de stimuler l'esprit ».
Aki a travaillé dans le monde entier. Son sujet récurrent : la dimension de l'homme dans l'espace. Espace du temps, de l'univers et de la poésie du Cosmos. Voici le merveilleux voyage auquel Aki
Kuroda) et Yoyo Maeght nous convient.
Que de bleu et de blanc! Un blanc qui peut n'être révélé que par la toile brute, non peinte. Humour, réflexion. L'imaginaire est son fil d'Ariane.
« Il faut être léger comme une danseuse, avec de l'humour, ne pas devenir prisonnier d'un style ».
«  Il n'éclaire pas ce qui ne peut pas être éclairé, ce qui ne prend pas la lumière, ce qui ne peut pas la retenir ». Marguerite Duras.
«  J'ai dû peindre des lignes blanches plus épaisses pour calmer le bleu ».
«  Ce qui m'intéresse, c'est le cosmos et le corps, et le corps sans corps peut-être, comme passage, métamorphose ».
«  Le mot clef de mon travail est « inside out, outside in ».
«  Je ne suis ni japonais, ni français, je suis déraciné ».

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Texte: Catherine Taralon
Photographies: Marc Broussard

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